Concerto pour hautbois d’amour

Concerto pour hautbois d’amour en sol mineur de Telemann


J’ai déjà eu l’occasion il y a quelques années d’évoquer la révélation que fût pour moi le disque The Artistry of Heinz Holliger. Adolescent, c’était mon 1er CD de hautbois et j’ai compris dès lors que je pouvais en acheter d’autres avec son seul nom en gage de qualité. Le deuxième fût le merveilleux Albinoni consacré à son opus 7 plein de fraicheur et de joie et le troisième fût celui consacré à Leclair, Marcello, Vivaldi et Telemann. Depuis, je dois avoir une quarantaine de CD au moins d’Heinz Holliger ! 😅

C’est sur le dernier disque mentionné que se trouve en particulier le Concerto pour hautbois d’amour en sol mineur de Telemann. C’est lui ma première véritable rencontre avec le hautbois d’amour suivie de près par le concerto de Bach. J’emmenais ce disque partout grâce à mon discman -ou baladeur CD. L’écouter ou le jouer c’est immanquablement retourner des années en arrière : des souvenirs en train de nuit avec Telemann sur les oreilles, en vacances en Auvergne au Lioran ou encore lorsque j’ai passé mon CAPES pour devenir professeur !

Il y avait une épreuve de chant et d’instrument. Il fallait dans chaque catégorie proposer 3 oeuvres. Au chant, j’avais interprété le 1er mouvement du Stabat Mater de Vivaldi. Le jury ne s’attendait certainement pas à entendre une voix de haute-contre ! 😅 Et pour l’instrument, avec le hautbois, j’avais également proposé Telemann au hautbois d’amour. C’est cette oeuvre là que le jury a voulu entendre. Forcément, c’était plus original.

Il s’agissait du 3ème mouvement, l’adagio que je joue ici :

Telemann a écrit 2 concertos pour hautbois d’amour solo (en Sol mineur et en La majeur) et de nombreux autres pour double ou triples solistes. Ces concertos sont encore profondément marqués par le concerto grosso mais aussi la sonate da chiesa dans leur organisation en 4 mouvements : lent-vif-lent-vif.

L’ornementation que j’utilise est celle d’Heinz Holliger que j’avais transcrite à l’époque. C’est ce qui fait la force de ses interprétations : son sens de l’ornementation des mouvements lents en particulier et qui rend bien fades les autres interprétations plus collées au texte. On peut bien objecter que certaines tournures ne sont pas « baroques » ou tout à fait dans le style mais quelle classe ! Il semble pourtant à y regarder de plus près qu’il se soit appuyé sur la proposition d’Hermann Töttcher qui avait édité la partition chez Sikorski en 1962 et qui était lui même un merveilleux hautboïste.

2 réflexions sur “Concerto pour hautbois d’amour

  1. Bonjour Alain,
    Tout d’abord je vous souhaite une très bonne année 2022.
    A l’époque j’étais très fan aussi des enregistrements d’Heinz Holliger, j’ai certainement moins de CD que vous.
    Sinon belle interprétation du concerto de Teleman, et ces ornementation amènent du dynamisme au mouvement.
    Je vous souhaite une bonne journée et à bientôt.
    Gérard

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