Elixir du Néant pour hautbois & piano

Composition « Elixir du Néant » pour Hautbois & Piano par Alain Vlamynck


Aujourd’hui je souhaiterais que vous donniez une chance à l’une de mes compositions pour hautbois et piano : Elixir du Néant.

Elixir du Néant Alain Vlamynck

Je l’ai composée vers les années 1995-1996 quand j’étais à l’université, en classe de Musicologie. Lille III était tournée vers la musique contemporaine et même si c’était parfois déroutant, il faut avouer que c’était vraiment une chance pour l’ouverture d’esprit et pour découvrir des oeuvres vraiment originales comme Alias II de Ake Parmerud par exemple.

Le cursus comportait des cours d’écriture assez traditionnels qui doublaient ceux que je suivais au conservatoire mais il y en avait d’autres qui se tournaient plus directement vers la composition ou la création pour être moins présomptueux. Et ce sont ceux là qui m’ont finalement le plus apporté avec l’étude du dodécaphonisme (Heureusement l’intégrale de Berg va assez vite 😅),  du sérialisme ( Oh non, pitié, pas l’analyse de la 2ème sonate de Boulez ! ) ou la musique électroacoustique qui était le dada du prof un peu trop fier par moments d’avoir travaillé dans le studio à Cologne où officiait  un temps Kalheinz Stochkausen. 😅

J’avais des profs qui planaient à 15.000 et qui étaient très « cosmiques » (Attention, j’ai bien écrit cosmiques et pas comiques, dans le sens où ils n’avaient pas souvent les pieds sur terre et ou leurs cours n’étaient pas toujours très…concrets même si la musique concrète était au répertoire 😁)

Mais quoiqu’il en soit ça me changeait des basses à la c🤬n  qu’il fallait harmoniser sois disant dans le style de untel ou untel sans qu’on ait vu ou étudié au préalable les caractéristiques de leur style… Uhm ! 🤓

Ma pièce pour piano et hautbois est en quelque sorte kaléidoscopique avec des instants fugaces qui s’enchainent, se tuilent par un travail thématique (avec des éléments transposés, inverses, rétrogrades… ) autour de 2 motifs qui entrent en synergie :  le premier qui m’est personnel et que je glisse volontiers comme une signature ici où la dans d’autres oeuvres  et le second qui est le célèbre B-A-C-H.

Sur un malentendu, ça peut toujours marcher ! 😁

Si le hautbois semble prépondérant au début, la fin hypnotique du piano rééquilibre son importance. Au travers d’un élan que j’ai voulu spontané, une écriture apparemment libre, j’ai glissé des réminiscences de gammes par tons  et d’autres effets sont utilisés avec parcimonie comme les sons multiphoniques,  les sons harmoniques, le pitch bend, les bruits de clés qui produisent comme un flattement… Tout cela en espérant que cela s’insère de manière poétique et cohérente.

La musique se fait plus harmonique et basique même s’il y a toujours comme un halo lumineux et confus qui s’agrège autour des accords. La fin se veut statique et extatique, sous un jour plus minimaliste qui me tient à coeur.  ( Comment oublier la 3ème symphonie de chants de deuil de Henryk Mikołaj Górecki ou le final de la Passion selon St Jean d’Arvo Pärt qui me touchaient alors au plus haut point et qui me font encore frissonner !!!)

Voilà. Que dire d’autres ? Il est inutile d’écrire plus long que la musique ! 😁 Donnez une chance à cette ancienne création, si possible écoutez là au casque et soyez indulgents avec les moyens du bord mis en oeuvre. 😊

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