Intermezzo from Vanessa

Article sur l’Intermezzo from Vanessa de Samuel Barber / Article on Samuel Barber’s Intermezzo from Vanessa. English translation in the second half 😉


 

Intermezzo from Vanessa. J’aurais du appeler mon article Crash en plein vol ! 😅 Cela fait plus de 20 ans que je connais cette oeuvre de Samuel Barber et ce n’est qu’aujourd’hui je me suis mis en quête de la partition pour la jouer.

Comme j’ai encore pu le dire dernièrement avec mon article sur L’Heure exquise de Reynaldo Hahn, il faut se méfier des oeuvres en apparence faciles et c’est encore ici le cas. En la déchiffrant, j’étais à 6 années lumières d’un excellent résultat !

Le hautbois dans cette oeuvre orchestrale a vraiment un solo prépondérant eu égard à la brièveté de l’oeuvre (4 minutes environ) et je trouve que cette phrase délicate nécessite beaucoup de soutien. Elle est assez longue mais pas autant que la mélodie de la Canzonetta op.48 du même auteur. Je ne sais si c’est moi qui me fait un film mais oui, je la trouve exigeante et avec une blanche ou deux noires, cela peut surprendre. Je ne sais pas trop l’expliquer.

intermezzo samuel barber oboe

C’est une musique très émouvante, teintée de nostalgie, un peu crépusculaire sans pour autant céder au au dramatisme  de la Canzonetta bien plus douloureuse et morbide à certains moments.

intermezzo samuel barber score

J’apprécie beaucoup le jeu de Stéphane Rancourt dans l’enregistrement que je possède chez Naxos et dans lequel il joue ces deux oeuvres avec le Royal Scottish National Orchestra dont il était encore au début des années 2000 le 1er hautbois solo.  L’orchestre est lui même excellent et le reste du disque est d’ailleurs une petite merveille avec son programme entièrement dédié à Samuel Barber.

Je trouve que l’oeuvre de Barber d’une manière générale n’est pas assez jouée et même méconnue en France. Peut-être se limite-t-on trop souvent à son Adagio pour cordes

L’intermezzo dont il est ici question prend place au sein de son opéra Vanessa op.32 composé en 1956-57. Il prend place dans le dernier acte.

Vanessa est une femme résignée qui continue de nourrir un amour pour Anatol qu’elle n’a jamais revu depuis leur séparation il y a 20 ans. Un jour, un jeune homme lui même prénommé Anatol fait son apparition. C’est le fils de son grand amour et en qui elle semble retrouver son amour passé. 

Erika, la nièce de Vanessa qui vit sous le même toit, est séduite par ce jeune homme et en tombe amoureuse. Il lui propose le mariage mais elle doute de ses sentiments et elle est également troublée par Vanessa qui lui a avoué ce qu’elle ressent également envers Anatol.

Enceinte et prise d’un malaise, Erika quittera la maison sous une tempête glaciale et perdra son enfant dont elle ne souhaitait pas la naissance. Vanessa ignore tout  mais se doute qu’on lui cache des choses, elle est comme aveuglée. Anatol qui a été éconduit par Erika cherche à rassurer Vanessa avec laquelle il partira finalement pour la France. Erika attendra à son tour qu’un jour son amant ne passe la porte, à vivre cet amour un peu comme un deuil, prenant ainsi la place et imitant la vie de Vanessa…


 

Intermezzo from Vanessa. I should have called my article Crash in midair!  I’ve known about this work by Samuel Barber for over 20 years and it’s only today that I started looking for the score to play it.

As I said recently in my article on Reynaldo Hahn’s The Exquisite Hour, one must be wary of seemingly easy works and this is still the case here. With my first sight-reading, I was 6 light years away from an excellent result ! 😱 😅

The oboe in this orchestral work really has a preponderant solo due to the brevity of the work (about 4 minutes) and I find this delicate phrase needs a lot of support. It is quite long but not as long as the melody of the Canzonetta op.48 by the same author. I don’t know if it’s me who’s making a film but yes… I find it demanding and with an half note or two quater note it can be surprising. I don’t know how to explain it.

It’s a very moving music, tinged with nostalgia, a bit twilighty without giving in to the dramatism of the Canzonetta, which is much more painful and morbid at times.

I appreciate very much Stéphane Rancourt‘s playing in the recording I have with Naxos, in which he plays these two works with the Royal Scottish National Orchestra, of which he was still the 1st principal oboe at the beginning of the 2000s.  The orchestra itself is excellent and the rest of the recording is a little marvel with its program entirely dedicated to Samuel Barber.

I find that Barber’s work in general is not played enough and even unknown in France. Perhaps we limit ourselves too often to his Adagio for strings

The Intermezzo in question takes place within his opera Vanessa op.32 composed in 1956-57. It takes place in the last act.

Vanessa is a resigned woman who continues to nurture a love for Anatol that she has never seen again since their separation 20 years ago. One day, a young man named Anatol makes an appearance. He is the son of her great love and in whom she seems to find her past love again. 

Erika, Vanessa’s niece who lives under the same roof, is seduced by this young man and falls in love with him. He proposes marriage to her but she doubts his feelings and she is also troubled by Vanessa who has confessed to her how she also feels about Anatol.

Pregnant and uneasy, Erika will leave home in an icy storm and lose her child, whose birth she didn’t want. Vanessa doesn’t know anything but suspects that someone is hiding things from her, she is as if blinded. Anatol, who has been turned away by Erika, tries to reassure Vanessa that he will finally leave for France. Erika will in turn wait until one day her lover passes the door, to live this love a little like a mourning, taking the place and imitating Vanessa’s life …

intermezzo samuel barber partition

2 commentaires

  1. Gérard dit :

    Bonjour Alain,
    merci pour cette découverte,
    Gérard

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    1. Avec plaisir,
      Merci beaucoup Gérard.

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